08/08/2011

[Critique] SAMURAÏ AVENGER – The Blind Wolf

 

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Suite et fin de cette « Collection Grindhouse » que nous propose M6 vidéo avec cette critique sur SAMURAÏ AVENGER. Cette sympathique péloche rend hommage aux films de samouraï avec une dose de western non négligeable. A noter que son réalisateur Kurando Mitsutake interprète également notre « Vengeur aveugle ».

Cette péloche m’a fait penser à un croisement entre AZUMI, THE MACHINE GIRL, UNDEAD OR ALIVE et KILL BILL le tout shooté à la façon vieille péloche d’exploitation des années 60. Tout d’abord parlons de la forme. La photo nous met tout de suite dans l’ambiance d’une vieille péloche retrouvée à laquelle ont été rajoutées, selon l’avertissement inaugural, des séquences plus gores que lors de son exploitation en salle. Idée très rigolote surtout que le réalisateur dans un souci de mimétisme respecte son idée et nous offre, à l’aide de décoloration, de scratch et de baisse de qualité d’image, ces scénettes qui n’ont d’inédite que la volonté de Mitsutake de respecter ses dires. Mais heureusement, ça fonctionne très bien et apporte une plus-value intéressante.

Sur le fond, l’histoire tient curieusement la route et nous offre un bon climax final. Car notre Samuraï traquant l’assassin de sa femme et de sa fille trouve sur son chemin 7 tueurs engagés par son bourreau. Il rencontre un homme avec qui il va poursuivre le même chemin, celui de la vengeance.  Cette entraide « vengeresse » est très bien fouillée, les deux hommes ayant le même but, avec les mêmes motivations mais deux manières d’approcher la chose.  Le réalisateur s’attarde sur l’histoire de ses personnages à l’aide de flash-back bien sentis et nous offre des protagonistes plutôt fouillés, ce qui est rare dans ce genre de production. Du coup, il en résulte un film plus sérieux que NUDE NUNS WITH BIG GUNS OU RUN BITCH RUN, moins « con-con » et beaucoup moins « cul », le viol de la femme de notre héros est suggéré derrière une voiture. Rassurez-vous, il y a quand même du nu et vous verrez une nouvelle fois de belles poitrines. Qu’est-ce qu’un hommage aux films d’exploitation sans ce passage obligé ?

Au niveau effets spéciaux : des gorges tranchées, un type coupé en deux, des éventrations, des yeux crevés, des geysers de sang… Enfin tout ce qui fait le charme de ce genre de péloche. C’est volontairement mal fait (le manque de moyens doit y être pour beaucoup aussi), on remarque à 10 000 km (et heureusement !!!) les mannequins en latex doublant les acteurs charcutés.  Ne vous attendez pas non plus à des chorégraphies de combat à la Tarantino, les acteurs ne savent pas se battre et ça se voit, c’est très drôle et très fun, le tout entrecoupé d’explications sur le maniement du sabre.

C’est avec un petit peu de tristesse que je clos cette série de critique sur cette Collection Grindhouse que nous a offert M6 vidéo. Avec ces 3 hommages d’un très bon niveau, la chaîne qui monte  a fait un très beau cadeau à tous les fans du genre. Marqué par le thème de la vengeance, ces 3 galettes, je l’espère, en appelleront d’autres (Espérons une sortie du génialissime HOBBO WITH A SHOT GUN). Amis cinéphiles, je vous dis à bientôt et que la force soit avec vous.

 

 

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24/07/2011

NUDE NUNS WITH BIG GUNS

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Très enthousiaste après avoir visionné RUN BITCH RUN, je visionne avec un grand bonheur ce NUDE NUNS WITH BIG GUNS hommage aux films de « nonnesploitation » des années 60/70. Réalisé une nouvelle fois par Joseph Guzman, ce dernier n’hésite à aucun moment à aller encore plus loin dans le sexe, et les déviances en tout genre quitte à perdre une partie des spectateurs en cours de route. Autant vous l’avouer tout de suite, je ne suis pas un spécialiste du film de « nonnes » c’est même le premier que je vois… Moi je suis plutôt Rape And Revenge. Mais promis, après avoir vu cette péloche je vais m’y mettre. Ce NUDE NUNS WITH BIG GUNS m’ayant fortement intrigué.

Seule témoin vivante d’un deal drogue ayant mal tourné entre un curé et un gang de motards, sœur Sarah est emmenée, droguée et abusée dans un bordel.  Brebis égarée, Dieu prend pitié de sa nonne et  lui donne une mission : se venger des personnes qui lui ont fait du mal. C’est parti pour une partie de prêche sanglante avec deux gros flingues (les armes j’entends)!

Commençons par le commencement, la scène d’ouverture est plutôt bonne, même très bonne. Ce Joseph Guzman est très fort pour entamer ses films et mettre l’eau à la bouche mais malheureusement NUDE NUNS WITH BIG GUNS ne tient pas ses promesses par la suite. Pas grand-chose à dire à part que ce film est un fichu bordel, où Guzman va encore plus loin dans la déviance sexuelle que dans son précédent (une mère se faisant violer devant son adolescente de fille !). C’est très cul, en fait il n’y a pratiquement que ça dans le film, des scènes hétéros, des scènes de nus, des scènes lesbiennes. Oui, car notre sœur Sarah après s’être fait abusé sexuellement a un penchant pour le beau sexe. Et là est le problème du film ! Comment tenir 1h30 de pellicule avec un scénario tenant sur 4 lignes ? En comblant avec des scènes de cul pardi ! Et des flash-backs qui entrecoupent ses scènes. Au bout d’un moment j’ai un peu décroché jusqu’à la scène de vengeance finale, peu convaincante, plus gore que celle de RUN BITCH RUN mais moins intéressante.

Comme pour son précédent, la réalisation colle parfaitement à l’hommage souhaité, entre faux raccords, gros plans abusifs, image scratché, couleurs saturées, dialogues rajoutés en post-prod alors que les acteurs ne parlent pas.  La musique est très sympa mais encore une fois très pompée sur le thème de PLANETE TERREUR.

Ce NUDE NUNS WITH BIG GUNS est un joyeux bordel filmique faisant penser à certain moment au foutoir qu’était MACHETE de Rodriguez. Cet hommage aux films de « nonnesploitation » plaira aux fans du genre, mais devrait perdre les autres en chemin. Mais comment ne pas aimer ce film tant son réalisateur conscient de ses faiblesses scénaristiques se donne à fond avec passion pour nous servir ce pour quoi nous sommes venu c’est-à-dire, du fun, du sang, du sexe, et des nones. Aller à fond dans les clichés du genre, ce que n’ose pas faire un Rodriguez. Mister Guzman, à quand le prochain ?  

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22/07/2011

CRITIQUE « RUN BITCH RUN »

 

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Quelle agréable surprise quand j’ai vu dans un magazine en début de mois la sortie en dvd et bluray de cette collection Grindhouse.  Je pourrai enfin voir ce  Run Bitch Run  que je voulais voir depuis pas mal de temps déjà… Etant un grand fan du cinéma d’exploitation des années 60/70 et un admirateur de  La dernière maison sur la gauche  de l’ami Wes Craven comment aurais-je pu être déçu d’un nouveau Rap And Revenge ? ET bien non, bien au contraire…

Catherine et Rebecca, deux jeunes filles, élèves d’une école catholique, font du porte à porte pour vendre des articles religieux afin de financer leur éducation. Les choses vont horriblement mal tourner quand elles frappent à la mauvaise porte du mauvais quartier. Elles sont brutalement violées et laissées pour mortes. Mais Catherine se réveille avec une seule chose à l’esprit : la vengeance.

L’histoire typique du Rape And Revenge ! Savoureux mélange entre La dernière maison sur la gauche (en plus malsain point de vue sexuel) et  I spit on your grave  (en moins sérieux et moins recherché dans les scènes de vengeance),   Run Bitch Run  a le courage de passer par tous les codes du genre en y allant à 200 à l’heure. Et ça commence dès la scène inaugurale, véritable court–métrage à elle toute seule. Rassurez-vous toutes, les filles plutôt jolies se retrouvent à un moment ou à un autre à poil. Le méchant Lobo a un appétit sexuel ahurissant, il arrive à violer l’héroïne et 2 minutes après prend sa petite copine sur le capot de sa voiture… (quel homme !!!) A noter également une scène malsaine de fétichisme de pieds qui ne laissera pas insensible tout fan de Tarantino qui se respecte (George Tron ne s’en est toujours pas remis hahaha !!).

 

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Les deux points forts de ce film selon moi : la réalisation et le second degré. Des plans bien choisis, une photo bien pensée ou bien imitée, c’est selon, nous donne l’impression de voir une bande d’exploitation tout droit sortie des années 70. L’humour est vraiment le point fort, la clé de voûte du film car si en l’état Run Bitch Run ne fait que lorgner du côté d’autres illustres Rap And Revenge cet humour corrosif lui permet de prendre son envol et de s’en détacher. Alors oui c’est potache, c’est très con, mais cet humour m’a fait sourire, voir rire à certains moments. Et Dieu sait que c’est rare dans ce genre de films.

Une petite ligne sur la musique. Un morceau par situation dramatique. La musique n’est pas désagréable bien au contraire, elle est même plutôt entêtante, ce n’est pas du John Barry ou du Morricone, certes, mais la partition est plutôt plaisante et semble travaillée. Les amateurs de la musique de  Planète Terreur  seront servis tant le thème utilisé pour les séquences de vengeance nous rappelle les notes de l’ami Rodriguez et de son groupe Chingon.

En conclusion, je vous avais promis après ma dernière critique que la prochaine serait sur un film qui m’a beaucoup plu. Alors je vais être honnête, je ne vous ai menti qu’à moitié, car au moment où j’écrivais mon avis sur The Reef  je pensais faire une critique sur Limitless que j’ai bien apprécié au demeurant. Alors pour en revenir à nos vierges, oui, Run Bitch Run est un bon film, oui, il est très con, oui, il est très malsain mais c’est tellement fun !!! Une réussite à mettre derrière Hobo with a shot gun.

 

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Matt

05/07/2011

Critique du film : THE REEF

Salut les gamers, une nouvelle rubrique sur mon blog et cette rubrique c'est Matt qui va s'en occuper il va vous parler ou plutôt critiquer les films qui viennent de sortir en dvd/bluray. Il commence avec le film The Reef.

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Bon, soyons clair dès le départ : après ma vision de « The Reef » à chaud, ma réaction a été « Bof ! », à froid le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est « bof ! » On nous annonçait le meilleur film de requins depuis « Les dents de la mer » mais Non, « The Reef » lui arrive à peine à la cheville. Le cinéma de genre Australien nous offre souvent de petites perles comme dernièrement, « The Horseman », un « Taken » bien plus fouillé, plus sombre et plus gore que le modèle américain et qui m’avait très agréablement surpris. 

Un petit résume s’impose : Des amis se retrouvent pour faire une virée en bateau, lorsqu’ils font naufrage en pleine mer. Totalement livrés à eux-mêmes, ces jeunes gens se rendent compte que sous l’eau, ils sont attendus pour le repas, pas en tant qu’invités mais en tant que hors d’œuvres. Mon résumé est un poil ironique mais franchement il reflète bien la pauvreté de l’histoire.

Le réalisateur et scénariste Andrew Traucki, est amateur d’animaux mangeurs d’hommes puisqu’il est à l’origine de « Black Water ». Mais si, rappelez-vous, cette histoire de crocodile aimant les ados au dîner. Bon, vous l’avez oublié, je ne vous en veux pas. Ceci étant dit, le bon vieux Andrew remet le couvert cette fois non pas en forêt, mais en pleine mer et avec des requins. La réalisation est plutôt sympa, nous offrant de belles images bien photographiées de la mer et d’îles paradisiaques. A noter que certains cadrages ne sont pas très heureux, notamment un au début… Mais ce petit défaut n’engage en rien les qualités de la réalisation, soyez-en rassurez ! 

Au niveau de la mise en scène, les scènes d’expositions des personnages sont d’un nian nian… Un instant j’ai pensé être devant un épisode évolué des feux de l’amour. En gros, le héros retrouve son ancien amour. Il est triste que ça n’ait pas marché entre eux, ils se retrouvent sur une île, s’isolent de l’autre couple (qui est d’une bêtise… L’amour peut rendre bête mais à ce point ça donnerait presque pas envie de tomber amoureux !!!), se font des reproches et s’embrassent. A noter ce superbe dialogue digne d’un des meilleurs scénars du génial Tarantino « Fais le bon choix, pour toi, pour moi, pour nous ». Evidemment, je plaisante, car si l’ami Quentin nous sortait un dialogue comme ça, je ne serai plus fan de ses œuvres, moi je vous le dis ! Puis arrive The CLIMAX du film : LE NAUFRAGE. La marée se retirant plus vite que prévu, le navire heurte la barrière de corail et se retrouve tout retourné comme l’équipage qui se rend compte qu’il n’y a personne sauf des requins et arrive ce choix crucial : Que faire ? Rester sur le bateau en sachant que personne ne passe par là ou essayer de rejoindre à la nage l’île qu’ils viennent de quitter, ne sachant pas réellement par quel côté aller pour la retrouver. Je vous vois déjà saliver devant ce choix cornélien, ne vous inquiétez pas, je ne spoilerai pas ce passage d’une tension extrême… Les scènes d’attaques de requins sont un des points forts du film mise en boîte de façon simple, des fausses piste, une musique montant dans les aigus dans les moments cruciaux. Même si ces effets de tensions sont vus et revus, il faut avouer qu’ils sont tout de même efficaces. Mais la réelle force du film est son dénouement qui m’a surpris, ayant vu pendant 1h20 clichés sur clichés, je m’attendais à une fin clichée… Et bien non justement, Andrew Traucki à l’intelligence de ne pas finir sur un cliché et ça on ne peut pas lui ôter ce mérite.

 

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En conclusion, « The Reef » est une déception tant au niveau de l’histoire, que de la mise en scène et du jeu d’acteur. Un film n’arrivant pas à la cheville de celui avec lequel il se compare : « Les dents de la mer ». Au fait, je suis sûr que vous vous dites : « mais il ne nous a pas parlé du jeu d’acteur ». Je vous rassure c’est normal, il n’y a rien à dire car il n’y en a pas. Oui je sais je suis dur… Bref « The Reef » est un film de requin faisant plouf et touchant le fond dans l’océan du néant.  Que c’est beau… Et oui c’est de moi quand je suis en forme… A la prochaine les amis pour une bande, qui cette fois, m’a bien plu.

 

Ma note :  2 / 5

 

 

 

Matt