22/07/2011

CRITIQUE « RUN BITCH RUN »

 

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Quelle agréable surprise quand j’ai vu dans un magazine en début de mois la sortie en dvd et bluray de cette collection Grindhouse.  Je pourrai enfin voir ce  Run Bitch Run  que je voulais voir depuis pas mal de temps déjà… Etant un grand fan du cinéma d’exploitation des années 60/70 et un admirateur de  La dernière maison sur la gauche  de l’ami Wes Craven comment aurais-je pu être déçu d’un nouveau Rap And Revenge ? ET bien non, bien au contraire…

Catherine et Rebecca, deux jeunes filles, élèves d’une école catholique, font du porte à porte pour vendre des articles religieux afin de financer leur éducation. Les choses vont horriblement mal tourner quand elles frappent à la mauvaise porte du mauvais quartier. Elles sont brutalement violées et laissées pour mortes. Mais Catherine se réveille avec une seule chose à l’esprit : la vengeance.

L’histoire typique du Rape And Revenge ! Savoureux mélange entre La dernière maison sur la gauche (en plus malsain point de vue sexuel) et  I spit on your grave  (en moins sérieux et moins recherché dans les scènes de vengeance),   Run Bitch Run  a le courage de passer par tous les codes du genre en y allant à 200 à l’heure. Et ça commence dès la scène inaugurale, véritable court–métrage à elle toute seule. Rassurez-vous toutes, les filles plutôt jolies se retrouvent à un moment ou à un autre à poil. Le méchant Lobo a un appétit sexuel ahurissant, il arrive à violer l’héroïne et 2 minutes après prend sa petite copine sur le capot de sa voiture… (quel homme !!!) A noter également une scène malsaine de fétichisme de pieds qui ne laissera pas insensible tout fan de Tarantino qui se respecte (George Tron ne s’en est toujours pas remis hahaha !!).

 

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Les deux points forts de ce film selon moi : la réalisation et le second degré. Des plans bien choisis, une photo bien pensée ou bien imitée, c’est selon, nous donne l’impression de voir une bande d’exploitation tout droit sortie des années 70. L’humour est vraiment le point fort, la clé de voûte du film car si en l’état Run Bitch Run ne fait que lorgner du côté d’autres illustres Rap And Revenge cet humour corrosif lui permet de prendre son envol et de s’en détacher. Alors oui c’est potache, c’est très con, mais cet humour m’a fait sourire, voir rire à certains moments. Et Dieu sait que c’est rare dans ce genre de films.

Une petite ligne sur la musique. Un morceau par situation dramatique. La musique n’est pas désagréable bien au contraire, elle est même plutôt entêtante, ce n’est pas du John Barry ou du Morricone, certes, mais la partition est plutôt plaisante et semble travaillée. Les amateurs de la musique de  Planète Terreur  seront servis tant le thème utilisé pour les séquences de vengeance nous rappelle les notes de l’ami Rodriguez et de son groupe Chingon.

En conclusion, je vous avais promis après ma dernière critique que la prochaine serait sur un film qui m’a beaucoup plu. Alors je vais être honnête, je ne vous ai menti qu’à moitié, car au moment où j’écrivais mon avis sur The Reef  je pensais faire une critique sur Limitless que j’ai bien apprécié au demeurant. Alors pour en revenir à nos vierges, oui, Run Bitch Run est un bon film, oui, il est très con, oui, il est très malsain mais c’est tellement fun !!! Une réussite à mettre derrière Hobo with a shot gun.

 

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Matt

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